Comment j'ai fait pour

Vendre mon affaire sereinement

Publication : N° 8 septembre 2018

Dirigeant de Macopat, manufacture de confection textile, RAYMOND GONZALEZ a anticipé la transmission de son entreprise afin de partir à la retraite au moment prévu. Sa volonté était de céder à un repreneur qui pérennise l’activité et le savoir-faire.

1. Le problème

Fin 2015, Raymond Gonzalez a entamé le processus de transmission de Macopat, atelier de confection de vêtements d’image et d’articles d’habillement pour des marchés de niche, qu’il avait lui-même repris en 2003. « On dit que 2 à 3 ans sont nécessaires pour que la procédure de vente aboutisse, explique l’ancien dirigeant. J’ai vu trop d’exemples de personnes s’y prenant trop tard et se retrouvant coincées au moment de la retraite. Ensuite, c’est le cercle vicieux, la démotivation et la perte de vitesse de l’entreprise. Je voulais avoir du temps pour sélectionner les bons candidats, porteurs d’un projet solide, et accompagner mon successeur pour une transition en douceur ».

2. La solution

En 2016, il a fait appel à la CCI pour construire un dossier en vue de céder son entreprise. « Cet accompagnement est utile, car il évite de perdre du temps. Par son intermédiaire, j’ai rencontré 7 repreneurs potentiels. » Une fois écartés les profils en inadéquation avec l’esprit de l’entreprise, Raymond Gonzalez a retenu deux aspirants. Puis une cliente s’est manifestée avec un projet construit. « Nous travaillions ensemble depuis 8 ans, elle connaissait bien la structure et nous étions sur la même longueur d’onde… c’était la mieux placée ». Aucune négociation de prix n’a été nécessaire puisque l’estimation était juste. « Les conditions étaient satisfaisantes pour tout le monde. Elle est venue s’imprégner du fonctionnement, affiner son business plan et je l’ai mise en relation avec la CCI pour un budget prévisionnel à présenter aux banques ».

3. Les premiers résultats

Les rênes de l’entreprise ont été cédées en mars 2017 et Raymond Gonzalez a été salarié à temps partiel pendant un an. « Cela faisait partie des conditions, car c’est rassurant pour le repreneur d’être épaulé. Cependant, le relationnel peut être délicat sur cette période de tuilage. Il faut être clair sur le fait que chacun a ses méthodes, partager son expérience et laisser l’ego de côté ! ».
La nouvelle chef d’entreprise, Karine Peyre de Fabregues, a pour sa part créé la société Kraft Cie, qui regroupe Macopat et sa marque Blouses & Tabliers. Elle recrute de nouveaux talents pour maintenir le savoir-faire et croître.

Kraft Cie-Macopat, Neulise, 42
Création : 1989
Effectif : 10
CA 2017 : 400 000 €

Norbert Gayte, 04 77 44 54 64

www.lyon-metropole.cci.fr/conseiltransmission