Nœud ferroviaire lyonnais

Son aménagement sur les rails du débat

Publication : N° 9 décembre 2018

Du 11 avril au 11 juillet 2019, la Commission particulière du débat public ouvre le débat sur le projet de réaménagement du nœud ferroviaire lyonnais. D’ici à 2040, SNCF Réseau prévoit l’ajout de nouvelles voies et l’extension de la gare de la Part-Dieu afin de faire circuler 40 % de trains supplémentaires en heure de pointe.

Chaque jour, 1 200 trains – TGV, TER, fret – circulent en empruntant l’une des douze lignes de chemin de fer formant le nœud ferroviaire. Saturé et en manque d’infrastructures, celui-ci est aujourd’hui congestionné, ce qui génère des conflits de circulation et des difficultés de fonctionnement. Le niveau de ponctualité s’établit en effet à 80 %, soit 10 points en dessous de la moyenne nationale, soit l’avant-dernière position des régions françaises. Première gare en France en nombre de correspondances, la gare de la Part-Dieu atteint elle aussi ses limites. Elle enregistre actuellement une fréquentation record de plus de 120 000 voyageurs par jour, pour une capacité originelle de 35 000 personnes. Une saturation que les usagers subissent, notamment les salariés utilisant le train pour leurs trajets domicile-travail et les entreprises dans leur logistique fret. Sans parler d’un impact négatif sur le dynamisme économique et l’attractivité de la région.

40 % de trains supplémentaires en heure de pointe

Face aux enjeux de développement du territoire et dans un contexte marqué par le changement climatique, le gestionnaire du réseau ferré national, SNCF Réseau, soumet donc au débat public un projet destiné à améliorer à court terme la fiabilité et la qualité de service du nœud ferroviaire le plus complexe et le plus emprunté de France. Objectif : faire circuler jusqu’à 40 % de trains supplémentaires en heure de pointe à l’horizon 2040. Soit passer de 41,5 trains par heure et par sens à 64,5.

Deux scénarios en débat

Ciblant les zones congestionnées, le projet repose sur la construction de deux voies supplémentaires en traversée de Lyon, sur dix kilomètres entre les quartiers de Saint-Clair et de La Guillotière. Deux variantes sont envisagées : en surface avec la desserte de deux voies à quai supplémentaires à Lyon Part-Dieu ou en tunnel avec la desserte d’une gare souterraine à réaliser. Le premier scénario présente des enjeux importants d’insertion urbaine (réaménagement du boulevard Stalingrad, destruction d’immeubles…), alors que le second, plus coûteux, présente une délicate phase de travaux au niveau de la gare et croiserait la nappe phréatique.

En plus de ces deux scénarios un doublement des voies est prévu sur la section entre Saint-Fons et Grenay.

Immanquablement, le devenir de la gare Saint-Exupéry, aujourd’hui sous-exploitée, devrait donc s’inviter dans les débats dans une perspective de développement des dessertes régionales et des fonctions de hub au carrefour des corridors européens voyageurs et fret. Son raccordement à la plateforme de chargement de transport combiné de Vénissieux/Saint-Priest, au Port de Lyon Edouard Herriot et au hub national de fret SNCF à Sibelin s’avère structurante via le projet de contournement ferroviaire de l’agglomération lyonnaise. Cette solution permettrait de mieux réguler les flux et de désengorger la gare de la Part-Dieu via le transfert de tout ou partie des sillons horaires du fret qui sont nécessaires. Immanquablement, l’avenir des mobilités de l’aire métropolitaine et de la région s’invitera dans les débats avec un bouquet de solutions associant tous les autres modes de transport et permettant de nouvelles fonctionnalités.

Le chemin est encore long avant de conforter le nœud ferroviaire lyonnais en tant que hub d’importance national et international. À l’issue du débat public, une phase d’études préliminaires sera lancée avant de laisser place à l’enquête publique.

Contact : Pascal Beauverie 04 72 40 56 41 
www.noeud-ferroviaire-lyonnais.debatpublic.fr


Débat public, mode d’emploi

Jusqu’au 11 juillet prochain, 16 réunions publiques sont organisées sur tout le territoire. Ces moments d’échanges sont ouverts à tous.

Jeudi 11 avril : réunion publique d’ouverture du débat à Lyon, Espace H7

Mardi 16 avril : Les transports du quotidien à Givors, Maison des fêtes et des Familles

Jeudi 18 avril : Les transports du quotidien à Anse, espace Ansolia

Mardi 23 avril : Les transports du quotidien à L’Arbresle, salle Claude Terrasse

Jeudi 25 avril : Voyageurs, marchandises, quelle cohabitation ? à Pusignan, Espace Odyssée

Mardi 14 mai : Les transports du quotidien à Vienne, salle des Fêtes

Jeudi 16 mai : Les transports du quotidien à Lyon, salle Victor Hugo (6e)

Mardi 21 mai : Les liaisons entre métropoles régionales à Grenoble, lieu à définir

Jeudi 23 mai : Les transports du quotidien à L’Isle d’Abeau, salle de l’Isle

Jeudi 6 juin : Quels aménagements ? Quels impacts ? A Lyon, lieu à définir

Mardi 11 juin : Quels aménagements ? Quels impacts ? A Vénissieux, salle Joliot-Curie

Mercredi 12 juin : Les liaisons entre métropoles régionales à Saint-Étienne, lieu à définir

Jeudi 13 juin : Les transports du quotidien à Ambérieu-en-Bugey, lieu à définir

Mardi 18 juin : Quels aménagements ? Quels impacts ? A Villeurbanne, lieu à définir

Mercredi 19 juin : Les liaisons entre métropoles régionales à Clermont-Ferrand, lieu à définir

Jeudi 11 juillet : réunion publique générale de clôture à Lyon