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ME DÉVELOPPER À L’ÉTRANGER

Publication : N° 11 septembre 2019

Hexametal produit des pièces sur plan en carbure de tungstène. Pour augmenter le chiffre d’affaires de l’entreprise qu’il codirige, FRANCK MEUNIER a décidé de renforcer ses activités internationales, accompagné par le programme Go Export.

1. Le problème

Le domaine d’Hexametal est très spécifique et le marché national est déjà saturé depuis plusieurs années. Face au manque de perspectives de développement en France, l’entreprise a choisi de se tourner vers l’étranger. Les activités internationales sont d’abord restées marginales. Les partenaires ont dû être démarchés directement, ce qui s’est avéré particulièrement long et compliqué sans pratique du terrain et sans les bons interlocuteurs. Pressentant un bon potentiel sur les marchés roumain et turc, l’entreprise était prête pour se lancer pleinement à l’export. Mais il lui fallait d’abord obtenir des informations sur le cadre légal, une meilleure connaissance des habitudes locales, ainsi qu’un carnet d’adresses

2. La solution

Hexametal est orienté par la CCI vers le programme Go Export. Ce dispositif s’étale sur plusieurs mois et s’adresse aux PME qui souhaitent développer leurs activités au-delà du territoire français. Ce suivi personnalisé permet de définir clairement son projet, puis d’aiguiller les entrepreneurs vers des spécialistes de chaque pays et de leur culture. « L’équipe qui nous a accompagnés a effectué un ciblage des clients très précis, nous a aidés à recruter les bons interprètes et nous a guidés sur les spécificités législatives », indique Franck Meunier. Son entreprise a aussi bénéficié d’un appui pour le financement de ses activités d’export, et a été mise en relation avec les réseaux CCI à l’international. Il ajoute : « Je considère vraiment Go Export comme un passage obligatoire pour les petites entreprises souhaitant s’internationaliser ».

3. Les premiers résultats

Deux apports principaux sont à porter au crédit de l’accompagnement. D’abord, un gain de temps considérable. Les informations auraient été bien plus difficiles à obtenir sans interprète spécialisé, et les démarches tout aussi compliquées. Ensuite, un regain économique. L’export représente désormais 30 % du chiffre d’affaires de l’entreprise. Hexametal estime que cette part n’aurait pas excédé 10 % sans ce développement. Aujourd’hui, l’entreprise consolide ses relations internationales. Elle bénéficie d’un bouche à oreille croissant en Turquie et le business pourrait même s’étendre au marché indien. « Auquel cas nous ferions encore appel à Go Export, car le produit est bien rôdé ! », conclut Franck Meunier

HEXAMETAL, Chazelles-sur-Lyon, 42
Création : 2005
Effectif : 6
CA : 640 000 €

Pauline Bransiet, 04 77 43 04 54

www.lyon-metropole.cci.fr/goexport