Osez l'international !

Le Forum de l’international fête ses dix ans

Publication : N° 6 décembre 2017

Oser l’international ! C’est l’adresse faite aux chefs d’entreprise de toutes tailles et de toutes catégories à l’occasion du dixième Forum de l’international, les 27 et 28 mars au Palais de la Bourse de Lyon.

Pour Philippe Damblanc, directeur de Giaume Industrie et Recherche (GIR), l’international n’est pas une nouveauté. La société renommée pour ses systèmes de gestion de carburant a franchi les frontières depuis une douzaine d’années. Elle a accéléré à l’export depuis 2016 et sa participation au dernier Forum de l’international. Déjà présente au Canada et aux Etats-Unis avec deux filiales commerciales, l’entreprise de Villeurbanne met désormais les bouchées doubles dans son environnement européen (Allemagne, Italie, Suède, Portugal) ainsi qu’en Afrique francophone et anglophone (Côte d’Ivoire, Nigéria, Afrique du Sud), et pose des jalons au Brésil et en Inde avec des VIE (Volontariat International en Entreprise).
Pour l’accompagner dans cette démarche, elle s’est appuyée sur les services de la CCI dans le cadre des programmes Go Export et ID’Clic financés par la région. Cette approche plus rationnelle, step by step, correspond à la volonté de son président Christophe Giaume de réaliser le tiers de son chiffre d’affaires à l’international dans les cinq ans au lieu de 20 % aujourd’hui. « Notre participation au Forum de l’international nous a permis de bien recadrer notre action », reconnaît le directeur de l’entreprise venu chercher des renseignements auprès de prestataires de services, rencontrer des experts de certains marchés, suivre des conférences sur des pays ciblés. Depuis 2018, cap est mis sur le grand export pour GIR. Mais « le temps de l’Afrique n’est pas le temps de l’Europe », observe Philippe Damblanc qui compte revenir au Forum de l’international fin mars.

Philippe Damblanc
Directeur de Giaume Industrie et Recherche (GIR)

Des rendez-vous business et des conférences
Pour cette dixième édition, la CCI Lyon Métropole reconduit le dispositif gagnant de ces dernières années, les 27 et 28 mars à Lyon, le 29 mars à Saint-Etienne et à Roanne. Le principe est toujours de faire se rencontrer les chefs d’entreprise qui ont des projets à l’international, des experts du monde entier et d’organismes partenaires comme Bpifrance ou de l’OSCI. « Ce n’est pas un salon, précise Bruno Masurel, conseil International à la CCI, mais un lieu d’échanges, de rendez-vous business », avec une série de tête-à-tête bilatéraux de 45 minutes pour les exportateurs confirmés. Innovation cette année : les futurs exportateurs pourront bénéficier d’un autodiagnostic pour mesurer le potentiel de leur entreprise à l’export.

Autre nouveauté pour cette dixième édition, une grande conférence inaugurale du paléoanthropologue Pascal Picq et de l’historien et journaliste Alexandre Adler qui s’interrogeront sur « les motivations de l’homme à regarder au-delà de ses frontières » et « comment il parvient à définir ses conquêtes ». Un autre temps fort sera consacré aux conséquences juridiques et réglementaires du Brexit.

Convaincre les non exportateurs
Plus de 1 000 participants sont attendus à ce dixième forum, notamment à Saint-Etienne et à Roanne le 29 mars où se succéderont des conférences et des rencontres avec des experts du monde entier. « Pour cette édition, on veut franchir un cap et sensibiliser davantage de personnes qui n’ont pas franchi le pas et pourraient exporter », souligne Bruno Masurel. A condition de se poser les bonnes questions auparavant.

Focus Canada
Les atouts du Canada. Ce marché de taille relativement réduite (37 millions d’habitants) présente beaucoup d’avantages pour un néo-exportateur. Ce peut-être l’occasion de « faire ses premières armes à l’export dans un cadre francophone, en particulier au Québec », observe Emilie Da Silva, conseil International à la CCI. Le Canada peut être aussi une porte d’accès aux marchés américains et asiatiques (à partir de la côte Pacifique).
Depuis cet automne, par suite de l’accord de libre échange entre le Canada et l’Union Européenne, les barrières tarifaires et non tarifaires s’abaissent progressivement. Cela concerne 98 % des produits, à l’exception de quelques appellations d’origine et OGM. Cet accord se traduit par ailleurs par une plus grande ouverture des marchés publics, qu’ils relèvent de l’Etat fédéral, des différentes provinces ou municipalités. Plus besoin d’une implantation sur place pour candidater. « Mais dans la réalité des faits, il est difficile de répondre sans être présent localement, d’une manière ou d’une autre », convient Emilie Da Silva.
Cet accord plus connu sous l’acronyme CETA devrait booster les échanges franco-canadiens qui en ont bien besoin. La France n’est que le huitième partenaire commercial du Canada, malgré une économie diversifiée et puissante dans les secteurs énergétique, aéronautique, financier, médical, biotechs, agroalimentaire, cosmétique…


Contacts
Sophie Boescke – 04 72 40 57 71
Bruno Masurel – 04 72 40 57 09
Cécile Talon – 04 77 44 54 73

www.forum-cci-international.com