Enquête

Comment consomment les ménages et où ?

Publication : N° 6 décembre 2017

Les résultats de la 10e enquête Consommateurs menée sur l’ensemble du territoire métropolitain par la CCI révèlent des habitudes d’achat de plus en plus axées sur la proximité et sur le digital. En région lyonnaise, le chiffre d’affaires du e-commerce prend la pole position.

Lenquête réalisée en partenariat avec les collectivités locales et la Chambre de métiers se base sur un échantillon de 6 400 ménages interrogés sur leur dernier acte d’achat de produits alimentaires, non alimentaires et de services.

Rue commerçante
“A Lyon–Villeurbanne, la marche à pied détrône pour la première fois la voiture pour faire ses achats, avec 39 % contre 36 %.”

FOCUS SUR LA REGION LYONNAISE. Premier constat : le budget annuel moyen de 12 704 euros consacré aux achats est stable par rapport à 2012 (année de référence de la précédente enquête). Mais la répartition des dépenses a changé. Si la part dédiée à l’alimentaire est en hausse, celle pour les achats de biens culturels et de loisirs affiche un net repli. Le potentiel global de consommation continue néanmoins à augmenter grâce à une évolution démographique de 7 %.

COMMERCES DE PROXIMITE, PRODUITS BIO OU LOCAUX ONT LE VENT EN POUPE. Pour la première fois depuis 1980, on assiste à la remontée de l’emprise des petits commerces. Si les grandes surfaces restent majoritaires en alimentaires, petits commerces, supérettes spécialisées, drives et marchés forains affichent une part de marché en hausse. Le pourcentage de ménages achetant au moins une fois par semaine des produits chez un producteur a doublé depuis 2012 ; le chiffre d’affaires des marchés a progressé de 20 % et les habitants sont désormais 61 %, contre 48 %, à choisir des produits biologiques.

BIENS D'OCCASION ET E-COMMERCE. Une nouvelle tendance identifiée est celle de l’achat de biens d’occasion. Ainsi, 15 % des ménages se rendent au moins une fois par mois sur des sites spécialisés, des braderies ou des vide-greniers pour acquérir vêtements et chaussures. Pour le non alimentaire, la consommation dématérialisée ne cesse d’augmenter : 61 % des personnes effectuent des achats sur internet au moins une fois par semaine et 34 % à partir de leur mobile. Aujourd’hui, les consommateurs développent des stratégies croisées entre canaux physiques et digitaux. En parallèle, on constate un recentrage de la consommation sur le bassin de vie : gain de temps, proximité et choix du local expliquent ces comportements.

FOCUS SUR LE BASSIN STEPHANOIS. Les résultats montrent une légère baisse des dépenses depuis 2010 mais ce phénomène est mesuré du fait d’une taille de ménages plus élevée. En alimentaire, les petits commerces et certains formats de grandes surfaces perdent des points d’emprise au profit des drives alors qu’en non alimentaire, l’e-commerce affiche une belle progression avec 9 %.

Synthèses des résultats sur :
www.enquete-consommateurs.fr

La restitution des résultats à Roanne se tiendra début février.

LE POIDS DU NET
Avec un chiffre d’affaires de 707 M€, le e-commerce pèse plus que n’importe quel autre pôle de la région lyonnaise. Les 3 premiers pôles commerciaux (Presqu’île, Part-Dieu et Portes des Alpes) affichent un CA entre 600 et 700 M€.
37 %
des actifs réalisent des achats sur le trajet domicile-travail au moins une fois par semaine.